L’agriculture fait pleinement partie de l’identité landaise. Elle s’étend sur plus de 208 000 hectares, soit près d’un quart du territoire. Plus de 5 000 agriculteurs façonnent les paysages et contribuent à l’indépendance alimentaire du département. La filière agricole des Landes soutient l’industrie agroalimentaire locale. Elle génère des milliers d’emplois et fait vivre de nombreuses familles sur l’ensemble du territoire.
Sa richesse repose sur une grande diversité, des produits emblématiques et des labels de qualité. Ces atouts font rayonner le savoir-faire landais bien au-delà des frontières du département.
Asperges des Sables des Landes, bœuf de Chalosse, kiwi de l’Adour… autant de produits qui évoquent la gastronomie française. On les trouve aussi bien sur les grandes tables étoilées que dans les repas familiaux.
Et pour demain ? La filière agricole s’adapte pour répondre aux défis climatiques et sociétaux. L’agriculture landaise poursuit son développement pour rester un pilier du territoire tout en réinventant ses pratiques.
Les chiffres clés de la filière
Les exploitations agricoles landaises
Poids économique de l’agriculture
Qualité et valorisation des productions
L’emploi agricole dans les Landes
La filière agricole des Landes au plus haut niveau
Dans les Landes, l’agriculture s’appuie sur des conditions naturelles particulièrement favorables. Premier producteur français de maïs (consommation, semence et doux), de canards gras, de carottes primeur et d’asperges blanches, le département tire pleinement parti de son climat océanique doux et de la diversité de ses sols pour optimiser les rendements des filières végétales et animales.
Les Landes se distinguent non seulement par ces performances, mais aussi par la qualité de leurs productions, plaçant le département parmi les plus engagés en France dans les démarches de qualité.
D’ailleurs, c’est ici qu’est né le 1ᵉʳ Label Rouge de France, attribué en 1965 au poulet jaune des Landes. Au fil des années, d’autres produits du terroir ont obtenu des reconnaissances officielles. Les asperges des Sables des Landes, le bœuf de Chalosse, le kiwi de l’Adour, le canard fermier des Landes, les volailles fermières des Landes, le Floc-de-Gascogne, l’Armagnac et les vins de Tursan sont tous estampillés Label Rouge, IGP, AOP ou AOC.
Ces productions sous signes officiels de qualité et d’origine sont regroupées sous la bannière Qualité Landes. Créée par la Chambre d’agriculture et le Conseil départemental, l’association promeut ces produits labellisés auprès des professionnels de la restauration et du grand public. Elle mène diverses actions : formations dans les écoles de cuisine, animations commerciales en magasins et participation aux grands salons français des métiers de bouche.
Certaines productions landaises sont aussi prisées à l’international. Les exportations de produits bruts et transformés — palmipèdes gras, maïs, légumes frais et transformés, volailles, kiwis ou truite — représentent environ 750 millions d’euros par an.
Landes : une agriculture diversifiée
Des plaines sableuses de la Haute Lande aux coteaux verdoyants de la Chalosse, en passant par les barthes de l’Adour, le Bas-Armagnac, le Tursan et le littoral, les sols landais présentent une grande diversité. Ces contrastes géographiques favorisent une large palette de productions agricoles, de la grande culture céréalière aux élevages traditionnels, sans oublier le maraîchage et l’arboriculture.
Un écosystème d’acteurs solidaires
Un modèle coopératif dominant
La majorité des agriculteurs landais mutualisent leurs moyens et sécurisent leurs débouchés via des coopératives. Maïsadour, la plus importante du département, est née en 1936. Elle réunit plus de 5 000 exploitants du Sud-Ouest sur plusieurs filières (grandes cultures, fruits et légumes, volailles, canards gras). D’autres sont spécialisées : la Cave des Vignerons landais (vins de Tursan et de Chalosse), Copadax (asperges), Foie gras de Chalosse, Volailles d’Albret…
Au-delà de la production, 227 Cuma (Coopératives d’utilisation de matériel agricole) permettent de mutualiser tracteurs et engins. Elles réduisent les coûts et facilitent l’accès aux technologies de pointe. La Sica Bio Pays Landais commercialise quant à elle les fruits et légumes de saison d’une centaine d’agriculteurs bio.
Circuits courts dans les Landes
Si le modèle coopératif domine, plus de 850 exploitations landaises privilégient les circuits courts pour commercialiser leur production agricole sur les marchés, à la ferme ou via des réseaux comme Bienvenue à la Ferme ou les AMAP (Association pour le maintien d’une agriculture paysanne). Les marchés de producteurs, ateliers fermiers et circuits courts participent directement à la vitalité des bourgs et des villages landais, en renforçant les liens entre agriculteurs, habitants et consommateurs. Cette démarche s’accompagne souvent d’une transformation sur place, avec près de 370 ateliers fermiers produisant conserves, fromages, confitures, glaces et autres spécialités.

Chambre d’agriculture des Landes : une structure ressource
Quel que soit leur modèle de production, les exploitants landais peuvent compter sur la Chambre d’agriculture. Elle les accompagne dans de nombreux domaines : suivi technique, installation, transmission ou encore montage de dossiers d’aides. Implantée à Mont-de-Marsan, Yzosse et Hagetmau, elle réunit ses équipes et des associations partenaires pour répondre à toutes les problématiques. Pour la main-d’œuvre saisonnière (plus de 20 000 emplois annuels en maïs semence et asperges notamment), l’ANEFA (Association nationale pour l’emploi et la formation en agriculture) facilite le recrutement via son application Jobopré, qui met en relation candidats et employeurs.
L’innovation au service d’une agriculture durable
Ces dernières années, l’agriculture landaise a affronté les aléas climatiques, les crises sanitaires et la hausse des prix des matières premières. Face à ces défis, la filière agricole des Landes innove pour s’adapter.
La recherche publique en première ligne
Initié par le Conseil départemental et dédié à l’innovation agricole et agro-industrielle, le technopôle Agrolandes mène de nombreux programmes de recherche et développement. Ils concernent :
- la réutilisation des eaux usées traitées pour préserver la ressource en eau.
- l’expérimentation de cultures végétales sous panneaux photovoltaïques.
- le développement de solutions alternatives pour assurer la biosécurité des élevages.
- le déploiement de l’agriculture numérique, de la collecte de données pertinentes à l’amélioration de la couverture réseau dans toutes les zones rurales.
Les entreprises en mouvement
Le progrès agricole est aussi porté par les acteurs du territoire. À travers ses différentes filiales, le groupe coopératif Maïsadour développe ainsi des outils concrets : variétés de maïs résistantes au stress hydrique et aux maladies, bâtiments d’élevage connectés et automatisés, alimentés par l’énergie solaire, ou encore machine capable d’identifier le sexe des canetons à travers la coquille de l’œuf.
Au-delà du secteur agricole traditionnel, d’autres entreprises contribuent elles aussi à l’innovation. Evotech, par exemple, a mis au point un robot-chien chargé de rentrer les volailles à la tombée de la nuit. Elle a également développé un procédé de traitement des parasites 100 % écologique, basé sur la cryogénisation.

Devenir agriculteur dans les Landes : toutes les formations
Les établissements d’enseignement agricole
Transmettre les savoir-faire, anticiper les évolutions… Le département déploie une offre pédagogique complète pour répondre aux besoins de la filière agricole des Landes.
Dans ses établissements publics de Dax-Oeyreluy, Sabres et Mugron, l’Agricampus 40 regroupe de l’enseignement initial (de la seconde au BTSA), de l’apprentissage et de la formation continue pour adultes. Les spécialisations couvrent l’élevage, les cultures céréalières, l’horticulture et les agroéquipements.
Quatre Maisons familiales et rurales (MFR) à Aire-sur-l’Adour, Castelnau-Chalosse, Oeyreluy et Pontonx-sur-l’Adour permettent également de se former à l’agriculture, par la voie de l’apprentissage ou de l’alternance. Depuis 2025, celle d’Aire-sur-l’Adour a mis en place un certificat de spécialisation en apiculture.
Plus insolite, l’École des courses hippiques (AFASEC), installée à Mont-de-Marsan, prépare les futurs professionnels aux métiers du cheval.
Dispositif d’accompagnement des futurs exploitants
Pour favoriser l’installation de maraîchers et un approvisionnement local de saison, le Conseil départemental déploie ses Espaces test agricoles (ETAL 40). Ces dispositifs mettent à disposition du foncier, du matériel agricole ainsi qu’un accompagnement technique et juridique. Pendant trois ans, les porteurs de projet peuvent y tester leur activité avant de s’installer définitivement. Implantés à Magescq, Mimizan et Morcenx-la-Nouvelle, les ETAL 40 ont accompagné 5 installations entre 2019 et 2025.
Choisir l’agriculture dans les Landes, c’est s’inscrire dans un territoire structuré, accompagné et tourné vers l’avenir.