L’agriculture fait pleinement partie de l’identité landaise. Elle s’étend sur plus de 208 000 hectares, soit près d’un quart du territoire. Plus de 5 000 agriculteurs façonnent les paysages et contribuent à l’indépendance alimentaire du département. La filière agricole des Landes soutient l’industrie agroalimentaire locale. Elle génère des milliers d’emplois et fait vivre de nombreuses familles sur l’ensemble du territoire.

Sa richesse repose sur une grande diversité, des produits emblématiques et des labels de qualité. Ces atouts font rayonner le savoir-faire landais bien au-delà des frontières du département.
Asperges des Sables des Landes, bœuf de Chalosse, kiwi de l’Adour… autant de produits qui évoquent la gastronomie française. On les trouve aussi bien sur les grandes tables étoilées que dans les repas familiaux.

Et pour demain ? La filière agricole s’adapte pour répondre aux défis climatiques et sociétaux. L’agriculture landaise poursuit son développement pour rester un pilier du territoire tout en réinventant ses pratiques.

Les chiffres clés de la filière

Les exploitations agricoles landaises

4 463
exploitations agricoles
47 ha
taille moyenne d’une exploitation
208 318 ha
de surface agricole, soit 22 % du territoire landais
119 000 ha
de surfaces irriguées
873
installations aidées depuis 2015

Poids économique de l’agriculture

1,39 milliard d’euros
de chiffre d’affaires pour La Ferme Landes
10,5 milliards d’euros
de chiffre d’affaires pour la Région
5 459
chefs d’exploitation et co-exploitants
27 %
de femmes chefs d’exploitation ou co-exploitantes

Qualité et valorisation des productions

1 exploitation sur 2
engagée dans une démarche de qualité
786
exploitations en Label Rouge
697
exploitations en IGP
162
exploitations en AOP
408
exploitations en agriculture biologique

L’emploi agricole dans les Landes

7 154
emplois équivalent temps plein
20 128
emplois saisonniers

La filière agricole des Landes au plus haut niveau

Dans les Landes, l’agriculture s’appuie sur des conditions naturelles particulièrement favorables. Premier producteur français de maïs (consommation, semence et doux), de canards gras, de carottes primeur et d’asperges blanches, le département tire pleinement parti de son climat océanique doux et de la diversité de ses sols pour optimiser les rendements des filières végétales et animales.

Les Landes se distinguent non seulement par ces performances, mais aussi par la qualité de leurs productions, plaçant le département parmi les plus engagés en France dans les démarches de qualité.

D’ailleurs, c’est ici qu’est né le 1ᵉʳ Label Rouge de France, attribué en 1965 au poulet jaune des Landes. Au fil des années, d’autres produits du terroir ont obtenu des reconnaissances officielles. Les asperges des Sables des Landes, le bœuf de Chalosse, le kiwi de l’Adour, le canard fermier des Landes, les volailles fermières des Landes, le Floc-de-Gascogne, l’Armagnac et les vins de Tursan sont tous estampillés Label Rouge, IGP, AOP ou AOC.

Ces productions sous signes officiels de qualité et d’origine sont regroupées sous la bannière Qualité Landes. Créée par la Chambre d’agriculture et le Conseil départemental, l’association promeut ces produits labellisés auprès des professionnels de la restauration et du grand public. Elle mène diverses actions : formations dans les écoles de cuisine, animations commerciales en magasins et participation aux grands salons français des métiers de bouche.

Certaines productions landaises sont aussi prisées à l’international. Les exportations de produits bruts et transformés — palmipèdes gras, maïs, légumes frais et transformés, volailles, kiwis ou truite — représentent environ 750 millions d’euros par an.

Landes : une agriculture diversifiée

Des plaines sableuses de la Haute Lande aux coteaux verdoyants de la Chalosse, en passant par les barthes de l’Adour, le Bas-Armagnac, le Tursan et le littoral, les sols landais présentent une grande diversité. Ces contrastes géographiques favorisent une large palette de productions agricoles, de la grande culture céréalière aux élevages traditionnels, sans oublier le maraîchage et l’arboriculture.

Les productions végétales

Le maïs landais : socle de l’agriculture locale

Les « croque-maïs » (littéralement, les mangeurs de maïs) : c’est le surnom que les voisins basques et girondins donnent aux Landais ! Pourtant, ce sobriquet n’est pas tout à fait exact, puisque c’est davantage par la production que par la consommation que les Landes se distinguent. Avec plus de 130 000 hectares cultivés, soit 66 % de la surface agricole utile, le département est le premier producteur de maïs en France. 

Différentes variétés y sont cultivées pour différents usages :  

  • Le maïs conso pour l’alimentation animale. 
  • Le maïs doux et le maïs pop-corn pour l’alimentation humaine. 
  • Le maïs semence pour la production de nouvelles graines. 
  • Les maïs spéciaux pour l’industrie agroalimentaire et l’éthanol. 

Plus de la moitié de la production part à l’export, principalement en Europe. 

Premier producteur de légumes plein champ

Plus de 25 000 hectares sont dédiés à la culture de légumes plein champ dans les Landes. On y retrouve le maïs doux, dont le département concentre 90 % des surfaces françaises. Les carottes, les asperges et les haricots verts représentent chacun près d’un tiers de la production nationale. Les petits pois et les pommes de terre complètent le panier landais. 

Si les carottes et les asperges sont essentiellement vendues sur le marché du frais, le maïs doux, les haricots verts et les petits pois sont eux majoritairement destinés aux industries agroalimentaires. De grandes marques comme Bonduelle ou Géant Vert ont installé leurs usines de transformation dans les Landes pour conditionner les légumes avant de les expédier partout en France et en Europe. 

Le kiwi de l’Adour, fruit emblématique des Landes

Les Landes produisent peu de fruits, exception faite pour le kiwi. Importé de Nouvelle-Zélande en 1965 par Henri Pédelucq, fondateur de Sikig (Saint-Étienne-d’Orthe), le kiwi vert a trouvé dans la vallée de l’Adour un climat idéal pour son développement. Au point de décrocher un Label Rouge en 1992 et une IGP en 2009. Au fil du temps, de nouvelles variétés ont été développées : le kiwi jaune, le kiwi rouge et le kiwaï (baby kiwi) 

Chaque année, 20 000 tonnes de fruits sont ainsi récoltées par les 350 kiwiculteurs installés sur les bords du fleuve (entre Landes et Pyrénées-Atlantiques), soit près de la moitié de la production française (50 000 tonnes). Avec 8 000 tonnes de kiwis produits par anSikig est leader de la production de kiwis verts et jaunes en France. 

Les productions animales

Premier département producteur de foie gras

Dans les Landes, près de 700 exploitants élèvent 7 millions de canards prêts à engraisser et 5 millions de canards engraissés. Avec 25 % de la production nationale, le département s’impose comme le premier producteur français de foie gras.

Près des trois quarts des élevages alimentent le circuit long. Les canards sont alors transformés par les entreprises agroalimentaires implantées dans sur le territoire, comme LabeyrieDelpeyrat ou encore Maison Lafitte. Le reste de la production est valorisé en circuit court, directement à la ferme, sur les marchés au gras ou lors de salons.

Mais qu’il s’agisse de circuit long ou court, la qualité prime : 95 % des élevages landais de palmipèdes sont engagés dans une démarche Label Rouge et/ou IGP. 

Premier Label Rouge de France pour les volailles fermières des Landes

Autre fleuron de la ferme landaise, la filière volaille est essentiellement tournée vers la production de poulets, de pintades et de volailles festives. Plus de 300 éleveurs produisent 10 millions de têtes, dont 72 % sont labellisées.

Cette exigence qualitative est une marque de fabrique du département. C’est avec le poulet jaune des Landes, élevé en totale liberté, qu’il a décroché le premier Label Rouge de l’histoire en 1965. 

Les agriculteurs savent toutefois s’adapter à la demande du marché. Alors que 75 % de consommateurs français privilégient le poulet standard, plus abordable, l’élevage landais s’ouvre à ce type de production depuis quelques années. Le but : permettre aux consommateurs de manger local, dans un contexte où un poulet sur deux consommé en France est importé. 

Filière bovine : un élevage landais reconnu

Près de 350 agriculteurs landais ont spécialisé leur exploitation en élevage de bovins viande. Le cheptel, qui compte plus de 22 500 animaux, est dominé par la race Blonde d’Aquitaine (83 %), loin devant les races Bazadaise et Limousine.

De son côté, la production laitière est présente dans 61 exploitations qui produisent plus de 26 millions de litres de lait par an. Même si le troupeau landais compte à peine plus de 4 000 animaux, il est reconnu au niveau national pour sa haute valeur génétique. Jaka, Prim’Holstein élevée par la famille Ducasse à Bégaar, a notamment été sacrée « Vache du siècle » en 2023 ! 

Un écosystème d’acteurs solidaires

Un modèle coopératif dominant

La majorité des agriculteurs landais mutualisent leurs moyens et sécurisent leurs débouchés via des coopératives. Maïsadour, la plus importante du département, est née en 1936. Elle réunit plus de 5 000 exploitants du Sud-Ouest sur plusieurs filières (grandes cultures, fruits et légumes, volailles, canards gras). D’autres sont spécialisées : la Cave des Vignerons landais (vins de Tursan et de Chalosse), Copadax (asperges), Foie gras de Chalosse, Volailles d’Albret

Au-delà de la production, 227 Cuma (Coopératives d’utilisation de matériel agricole) permettent de mutualiser tracteurs et engins. Elles réduisent les coûts et facilitent l’accès aux technologies de pointe. La Sica Bio Pays Landais commercialise quant à elle les fruits et légumes de saison d’une centaine d’agriculteurs bio.

Circuits courts dans les Landes

Si le modèle coopératif domine, plus de 850 exploitations landaises privilégient les circuits courts pour commercialiser leur production agricole sur les marchés, à la ferme ou via des réseaux comme Bienvenue à la Ferme ou les AMAP (Association pour le maintien d’une agriculture paysanne). Les marchés de producteurs, ateliers fermiers et circuits courts participent directement à la vitalité des bourgs et des villages landais, en renforçant les liens entre agriculteurs, habitants et consommateurs. Cette démarche s’accompagne souvent d’une transformation sur place, avec près de 370 ateliers fermiers produisant conserves, fromages, confitures, glaces et autres spécialités.

Étals de légumes sur un marché de producteurs dans les Landes

Chambre d’agriculture des Landes : une structure ressource

Quel que soit leur modèle de production, les exploitants landais peuvent compter sur la Chambre d’agriculture. Elle les accompagne dans de nombreux domaines : suivi technique, installation, transmission ou encore montage de dossiers d’aides. Implantée à Mont-de-Marsan, Yzosse et Hagetmau, elle réunit ses équipes et des associations partenaires pour répondre à toutes les problématiques. Pour la main-d’œuvre saisonnière (plus de 20 000 emplois annuels en maïs semence et asperges notamment), l’ANEFA (Association nationale pour l’emploi et la formation en agriculture) facilite le recrutement via son application Jobopré, qui met en relation candidats et employeurs.

L’innovation au service d’une agriculture durable

Ces dernières années, l’agriculture landaise a affronté les aléas climatiques, les crises sanitaires et la hausse des prix des matières premières. Face à ces défis, la filière agricole des Landes innove pour s’adapter.

La recherche publique en première ligne

Initié par le Conseil départemental et dédié à l’innovation agricole et agro-industrielle, le technopôle Agrolandes mène de nombreux programmes de recherche et développement. Ils concernent :

  • la réutilisation des eaux usées traitées pour préserver la ressource en eau.
  • l’expérimentation de cultures végétales sous panneaux photovoltaïques.
  • le développement de solutions alternatives pour assurer la biosécurité des élevages.
  • le déploiement de l’agriculture numérique, de la collecte de données pertinentes à l’amélioration de la couverture réseau dans toutes les zones rurales.

Les entreprises en mouvement

Le progrès agricole est aussi porté par les acteurs du territoire. À travers ses différentes filiales, le groupe coopératif Maïsadour développe ainsi des outils concrets : variétés de maïs résistantes au stress hydrique et aux maladies, bâtiments d’élevage connectés et automatisés, alimentés par l’énergie solaire, ou encore machine capable d’identifier le sexe des canetons à travers la coquille de l’œuf.

Au-delà du secteur agricole traditionnel, d’autres entreprises contribuent elles aussi à l’innovation. Evotech, par exemple, a mis au point un robot-chien chargé de rentrer les volailles à la tombée de la nuit. Elle a également développé un procédé de traitement des parasites 100 % écologique, basé sur la cryogénisation.

Robot-chien développé par la société Evotech pour le rassemblement des volailles en élevage dans les Landes

Devenir agriculteur dans les Landes : toutes les formations

Les établissements d’enseignement agricole

Transmettre les savoir-faire, anticiper les évolutions… Le département déploie une offre pédagogique complète pour répondre aux besoins de la filière agricole des Landes.

Dans ses établissements publics de Dax-Oeyreluy, Sabres et Mugron, l’Agricampus 40 regroupe de l’enseignement initial (de la seconde au BTSA), de l’apprentissage et de la formation continue pour adultes. Les spécialisations couvrent l’élevage, les cultures céréalières, l’horticulture et les agroéquipements.

Quatre Maisons familiales et rurales (MFR) à Aire-sur-l’Adour, Castelnau-Chalosse, Oeyreluy et Pontonx-sur-l’Adour permettent également de se former à l’agriculture, par la voie de l’apprentissage ou de l’alternance. Depuis 2025, celle d’Aire-sur-l’Adour a mis en place un certificat de spécialisation en apiculture.

Plus insolite, l’École des courses hippiques (AFASEC), installée à Mont-de-Marsan, prépare les futurs professionnels aux métiers du cheval.

Dispositif d’accompagnement des futurs exploitants

Pour favoriser l’installation de maraîchers et un approvisionnement local de saison, le Conseil départemental déploie ses Espaces test agricoles (ETAL 40). Ces dispositifs mettent à disposition du foncier, du matériel agricole ainsi qu’un accompagnement technique et juridique. Pendant trois ans, les porteurs de projet peuvent y tester leur activité avant de s’installer définitivement. Implantés à Magescq, Mimizan et Morcenx-la-Nouvelle, les ETAL 40 ont accompagné 5 installations entre 2019 et 2025.

Choisir l’agriculture dans les Landes, c’est s’inscrire dans un territoire structuré, accompagné et tourné vers l’avenir.